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Vit et travaille à Montreuil.
" Tisseur, glisseur de sens, provocateur, il repousse les limites jusqu'à l'inconfort. Cette richesse d'interrogation tisse des liens précurseurs et sensibles "
Chantal Machet
"Frederic Develay travaille essentiellement sur l'écriture, son geste se remettant d'une intention de casser les méthodes habituelles qui distinguent la signification du contexte. Il crée une forme de suspense destiné, dans un premier temps pour attirer l'intention du spectateur, mais aussi lui offrir une liberté d'interprétation. Bien que ce travail puisse témoigner d'une apparence rationaliste, nous pouvons cependant révéler un certain mystère et celui-ci nous rappelle inévitablement à la formule de LeWitt Moulu dans ses "sentences sur l'art conceptuel ": " les artistes abstraits sont plus mystiques que rationalistes. Ils s'élancent vers des conclusions que la logique ne peut atteindre ".
Regardeur N°13
" En philosophie, nous avons pour habitude de définir le signe comme ce que" nous utilisons pour communiquer nos états de conscience et par lequel nous interprétons la communication qui est faite pour nous ".
Dire et lire, parler et écouter, transmettre, comprendre ... et interprétez : tel est l'utilisation des signes, des lettres et des mots, les organes et les objets de l'écriture...
Le travail de Frédéric Develay est intéressant en ce qui concerne " la lisibilité" du travail, réinvestissant les notions de compréhension et l'interprétation. Pour lui, selon le mot attribué à Marcel Duchamp, "se sont les spectateurs qui font la peinture" : c'est une question de pousser l'oeil du spectateur sur la route passant de "voir" à "lire", comme une voie l'impliquant à devenir actif devant l'oeuvre. Les mots que choisit l'artiste sont des motifs non seulement plastiques, mais dissimulent aussi une signification qui s'ouvre toujours sur une autre dimension, au glissement, à la déviation... Par exemple, ce miroir gravé avec l'expression "réflexion faite" qui jour avec le rapport signifiant/signifié de l'objet montré et du mot qui l'accompagne."
Marie Deparis
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